Bonjour,
Dans le cas d'un salarié souhaitant justifier d'un motif légitime pour
refuser une mission à l'étranger, dans un pays réputé dangereux, on
conseille généralement d'opposer à l'employeur les consignes du
ministère des affaires.
Pour un certain nombre de pays, ou de régions à l'intérieur de pays, la
recommandation du ministère est la suivante :
"Les déplacements sont déconseillés [...] (sauf raisons professionnelles
impératives)"
Comment interprêteriez-vous le concept de "raisons professionnelles
impératives" ?
Par exemple, une société qui n'a pas d'implantation sur place, n'y a
jamais envoyé de salarié, mais souhaite réaliser des prestations (sans
caractère d'urgence) pour un client sur place, est-ce suffisant comme
"raison professionnelle impérative" ?
Je précise en outre qu'il s'agit de prestations qui pourraient
techniquement être réalisées à distance en France, avec peu ou pas de
déplacements dans le pays en question, ce qui s'est pratiqué avec ce
client jusque là. Mais que le client souhaite changer de mode de
fonctionnement en ayant une ou plusieurs personnes pour une longue durée
dans ses propres locaux pour y réaliser la prestation (raisons invoquées
: essentiellement liées à une volonté de contrôle du temps passé et de
l'individu précis qui réalise la prestation, en l'occurence le client
craint d'être facturé au tarif d'un expert alors que la prestation
réalisée à distance pourrait très bien avoir été faite par un débutant,
voir même un stagiaire...)